Alaïa avant Alaïa

février 7, 2022

A l’occasion de l’exposition Alaïa avant Alaïa, une interview d’Olivier Saillard sur cette nouvelle exposition à la Fondation Azzedine Alaïa. Explorant le parcours du couturier avant la création de sa maison, l’exposition présente une large sélection d’archives, de dessins et de photographies dont certaines sont montrées pour la première fois. Jusqu’au 23 octobre 2022, les visiteurs peuvent découvrir cette période méconnue du travail du couturier. Le commissaire de l’exposition nous éclaire sur certains moments clés de la maison.   

Avant de créer sa maison au début des années 80, Azzedine Alaïa travaille en tant que « couturier en chambre ». Pensez-vous que cela peut être considéré comme un long apprentissage ? Dans quelle mesure cela a contribué à façonner son travail et son univers ?
On peut dire d’une certaine manière que ces années durant lesquelles Azzedine Alaïa est « couturier en chambre » pour une clientèle privée qu’elles correspondent à une forme d’école qu’il s’est donné à lui-même auprès des femmes. Là où des couturiers étaient en école de mode ou dans des ateliers, Azzedine, lui, s’est formé au contact de toutes les femmes pour qui il a fait des vêtements.

Leïla Menchari et Azzedine Alaïa, Paris, 1967 © Fondation Azzedine Alaïa

Ces années Rue de Bellechasse sont marquées par de nombreuses rencontres avec des femmes d’exception, vous parlez d’une assemblée de femmes, y a-t-il selon vous une rencontre en particulier qui est déterminante pour le couturier ?
Il y a trois rencontres très déterminantes, l’une avec Louise de Vilmorin, l’autre avec Arletty et une autre très importante avec Greta Garbo. Ce sont vraiment les trois personnes qui ont influencé le plus le style d’Alaïa.

Azzedine Alaïa, 1982 © Alice Springs

A partir de quel moment pensez-vous que l’on puisse dire que son style et sa signature s’affirment ?
En 1979, sur les encouragements de Thierry Mugler il va faire une collection pour créer en son propre nom. Il va être invité chez Bergdorf Goodman à New-York pour faire une collection, un défilé et puis très précédemment il avait fait une collection pour Charles Jourdan qui avait été refusée à base de cuir, de perforations et de clous, jugée sadomasochiste et finalement, il l’a gardée pour lui et ça a fait son succès. C’est à partir de ce moment-là qu’il devient Azzedine Alaïa.

Inès de la Fressange, Marie-Claire n°349, 1981 © Paolo Roversi

Qu’est-ce qui distingue le Alaïa d’avant Alaïa à celui d’après ?
Pas grand-chose, parce qu’à partir, en effet, de 1979 et de la confirmation de ce style on peut dire qu’il a toutes les bases pour les trente années à venir. La différence est qu’il va le faire de mieux en mieux

Exposition jusqu’au 23 octobre 2022 à la Fondation Azzedine Alaïa : https://fondationazzedinealaia.org/

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