Le regard de Julie de Libran

janvier 25, 2023

L’ŒIL CARESSE 

 Les voir, les revoir… 

Ce mois de janvier est une manière de remercier les femmes et ceux qui me soutiennent pour dévoiler la collection. Je fais une installation un peu artistique où l’on expose les pièces, certaines seront portées par les muses de la maison, et en même temps il y aura une projection du film sur un grand écran, les pièces seront suspendues, on pourra tourner autour et découvrir de différentes manières la collection.

Le regard ou la vie 

« Avec le toucher, la vue, c’est la vie.  C’est la célébration de l’artisanat. C’est la découverte, ce moment d’émotion que le regard peut créer quand quelque chose vous apparait pour la première fois. Ce regard crée une pensée, il appelle une interprétation.  C’est le regard qui me pousse à développer, à me faire refaire même une pièce. C’est le regard qui me fait évoluer, depuis toujours.  Beaucoup de robes de la collection sont moulées et cousues sur buste, partir de la matière pour draper, fixer le modèle, c’est tout ce que j’aime.  Il peut y avoir des conflits, structurer quelque chose de fluide, pour lui donner un volumen ou en mettant plein de petits plis pour créer une rondeur, et que ça reste à la fois très aéré sur le corps. »

Des yeux à l’intérieur 

« J’aime que les choses soient portées, le sentiment d’un vêtement est important. Quand on sent bien dans un vêtement, tout va bien. On peut penser à d’autres chose que ce qu’on porte. »

Un œil sur les détails. 

« J’ai toujours été observatrice, on me dit que je remarque les détails, j’ai toujours un œil sur eux. Ça peut être quelque chose d’inattendu, une finition, la matière a un dessin de chevron, j’ai découpé les v comme un dentelle, pour que le fond du tissu se finisse en pointes et derrière je bâtis à la main. J’ai passé des heures et des nuits à coudre ces modèles, même si j’ai à côté des mains de fée qui font les finitions » 

Bon œil, mauvais œil. 

« Je suis très superstitieuse, quand il y a un chat noir, je dois reculer, changer de rue. C’est affolant. Je suis conditionnée par ce que je vois. Je peux marcher dans une rue, et ne jamais y toucher des choses. Quand je m’habille, je dois mettre ma manche droite avant ma manche gauche, toutes ces choses m’aident et m’accompagnent. J’ai des objets, des cailloux que je garde avec moi, comme des talismans. »

Plein la vue

« Cette saison, j’ai un bleu qui est un peu un morceau de ciel, il vole. C’est un bleu profond et léger. Un bleu de ski, très graphique. J’ai des matières brillantes, ou avec des paillettes, il y a un côté qui m’amuse, c’est une brillance qui peut être subtile, et qui peut autant être drapé que construite, ça fait toujours fête. »  

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